Couverture numéro 121

OCTOBRE ET AUTRE TEMPS

« [N]ous dessinons des chiens et des chaudrons là où règne la glace éternelle des soleils éteints. »
Louis Hamelin, La constellation du Lynx

C’est par le regard de Laurent Laplante, observateur assidu du Québec de la Révolution tranquille à aujourd’hui, que Nuit blanche fait écho à la récente ébullition entourant le 40e anniversaire de la crise d’Octobre. « L’ample Octobre de Louis Hamelin », La constellation du Lynx, est une « Suvre littéraire dont s’honorerait un historien ou un sociologue ». Si Hamelin ment, écrit-il encore, « il ment vrai, ce qui en fait un vrai romancier. Grâce à son respect de l’histoire, grâce tout autant à son génie littéraire ». Laurent Laplante commente aussi Les plages de l’exil de Jacques Lanctôt qu’il met en parallèle avec un ouvrage bien antérieur de l’éditeur et ex-felquiste : « À vingt-cinq ans, Lanctôt réglait ses comptes de manière impétueuse [,,,] ; l’homme buriné par la vie stylise ses priorités ».

Judy Quinn, elle-même poète, présente l’Suvre immense d’Eugène Guillevic. Porte-voix du minuscule, Guillevic aura consacré toute sa vie à « relier l’humain à la nature ».

Le livre jamais lu qu’a choisi l’écrivain Luc Baranger est La Peuchère, le tout premier ouvrage d’un « poids lourd toutes catégories confondues » qui disait : « Quand j’ai besoin d’un mot que ma langue me refuse, je l’invente ! »

Avec François Ouellet, on redécouvre l’Suvre diversifiée – romans d’aventures, psychologiques et policiers – de François Fosca, mort presque centenaire en 1980. Son premier titre, Monsieur Quatorze (1923), « se donne à lire comme la suite de l’Histoire des Treize de Balzac ».

Le Québec de 1900 en cartes postales

On doit à l’« âge d’or de la carte postale » de rares et précieux documents. Beau livre, bel objet, Le Québec d’antan à travers la carte postale ancienne en offre un superbe panorama. Nuit blanche vous en propose un avant-goût. À lire également, la critique de Jean-Paul Beaumier de l’« atlas littéraire » du Canada de Noah Richler, Mon pays, c’est un roman.

Bonne lecture !NB

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