Couverture numéro 120

 UN NUMÉRO QUÉBÉCOIS ET ARGENTIN

Vingt-sept collaborateurs, la plupart écrivains, ont participé à ce dossier spécial qui non seulement plonge dans la vie et dans l’Suvre de Jorge Luis Borges, mais aussi qui le file jusque dans les lettres québécoises.

D’abord, « plaisir de lecture » avec Dany Laferrière, grand lecteur de Borges qu’il côtoie comme on côtoie un ami. En entrevue avec notre rédacteur en chef, Alain Lessard, il raconte le Borges enfant qui entre dans l’univers de la bibliothèque et qui, devenu adulte, transforme les idées qui ont intéressé les humains en des choses concrètes, physiques, « aussi vivantes que le feu, que la douleur, aussi vraies qu’une fleur dans un jardin ».

Sages ou modestes ? Laurent Laplante et Patrick Bergeron avertissent : « Une tonne de naïveté ou une prétention puérile, tels sont les défauts requis de quiconque entreprend de présenter Borges » et « ce n’est pas une tâche aisée que de rendre compte des récits de Fictions ». Le premier, à travers la lecture de la récente réédition en Pléiade des Ruvres complètes, piste Borges « sur ses innombrables terrains de chasse ». Le second a relu pour Nuit blanche le plus célèbre – mais non le plus facile ! – des livres du maître argentin. Défis hautement relevés.

Ils sont âgés de vingt-cinq à soixante-quinze ans, ou peu s’en faut, ces vingt écrivains et une journaliste que Roland Bourneuf a invités à « témoigner ». Lisent-ils Borges ? Comment évaluent-ils l’influence qu’il a pu avoir sur eux, sur leurs livres ? « Éblouissement toujours renouvelé », « pistes ouvertes », « réticences, parfois une prise de distance, jamais la neutralité ». « Enquête sur Borges » : pages 48 à 60.

« L’Argentine a permis à nombre de lecteurs de croire à la magie de la littérature » et les Argentins ont été en quelque sorte « les portiers d’un monde » que découvrait, dans les années 1980, toute une génération de jeunes écrivains québécois. Mettant en parallèle les deux littératures périphériques, Gilles Pellerin ouvre une foule de pistes de réflexion dans « Influence argentine sur la nouvelle québécoise ».

À lire aussi dans ce dossier : De Buenos Aires, la carte postale de la dramaturge Suzanne Lebeau ; une présentation, par Pierrette Boivin, de trois livres d’Alberto Manguel, « bourlingueur polyglotte et lecteur insatiable » qui, adolescent, fit la lecture à Borges ; le « Livre jamais lu » d’un autre Argentin d’origine, Daniel Castillo Durante. Enfin, çà et là, quelques extraits d’entrevues avec Borges que Nuit blanche avait déjà publiées.

GASTON MIRON

Bientôt quinze ans qu’il s’est éteint et « le revoilà sur disques et dans plusieurs salles de spectacle [& ], plus explosif que jamais ». Par Andrée Ferretti qui a bien connu l’auteur de « La marche à l’amour », qui a réalisé avec lui l’anthologie Les grands textes indépendantistes, Écrits, discours et manifestes québécois : « Gaston Miron, « Batèche de batèche » » et « Le marcheur ».

Bonne Lecture !

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