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Luis Sepúlveda

L’OMBRE DE CE QUE NOUS AVONS ÉTÉ

Trad. de l’espagnol par Bertille Hausberg
Métailié, Paris, 2010
150 pages
26,95 $

Prolifique, le romancier chilien Luis Sepúlveda recycle les mêmes obsessions et thèmes, et une part du plaisir à le lire tient à ce confort distillé par un écrivain qui balise avec efficacité ses images et son ton. L'agacement tient aussi à ces raisons : facilités d'écriture, histoires simplifiées à l'extrême, récits courts qui ne creusent rien, catégorisations des personnages à partir d'un axe manichéen entre les vaincus et les vainqueurs où la moralité (fière et nostalgique, encore agissante) est toujours du côté des laissés-pour-compte d'une oppression qui fonctionne à l'oubli. Sepúlveda se donne comme mandat d'écrire l'histoire des résistants anonymes en les exhaussant au rang de modèles d'une culture populaire chilienne et latino-américaine encore vive et capable de garder ses distances avec la culture de masse consumériste. L'écrivain procède par la célébration d'un héritage de luttes, légué par la mémoire . . .

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Publié le 3 décembre 2010 à 15 h 34 | Mis à jour le 13 juin 2015 à 12 h 07