Numéro 121

James Sallis

SALT RIVER

Trad. de l’américain par Isabelle Maillet
Gallimard, Paris, 2010
152 pages
26,95 $

Quiconque ratatine la définition du polar en « chasse et capture d'un méchant par un représentant de l'ordre » ferait mieux de naviguer au large de ce bouquin. Oui, Salt River loge une diversité d'enquêtes policières, mais aucun des mystères ne monopolise l'attention. Turner, qui a tâté de la prison avant de s'adonner à la psychologie, est shérif sans l'avoir voulu. Quand son sympathique prédécesseur semble un instant disposé à reprendre le collier, Turner s'en réjouit ; joie de courte durée, pourtant, à son grand regret. Shérif ou pas, le personnage observe la nature humaine avec une forme de sagesse, sans jamais se croire seul et grand responsable de la victoire du bien sur le mal, contrairement à tant de ses semblables. Il doit même dresser des listes étonnamment éclatées pour établir le programme de sa journée : « [...] me rendre chez Rod Wilson pour cette histoire de chien ; aller à Hazelwood interroger . . .

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Publié le 3 décembre 2010 à 15 h 01 | Mis à jour le 13 juin 2015 à 12 h 05