Couverture numéro 102

… Je songeais souvent à la belle histoire du maître Wang-Fô et de son disciple Ling écrite par Marguerite Yourcenar. Maître et disciple avaient si bien atteint l’oubli de soi-même qu’ils étaient montés ensemble dans la barque qu’ils venaient de peindre. Ils disparaissaient dans le tableau, subtil lavis représentant la pâleur du crépuscule sur une mer de jade infinie inventée par le maître.
Fabienne Verdier, Passagère du silence, Le Livre de Poche, 2003, p.129.

 

Ouverte à toutes les expériences : création, ateliers d’écriture, théâtre, danse, chanson, etc., sur plusieurs publics : enfance, jeunesse, âge mûr, Sylvie Massicotte aborde tous les genres ou presque… Le dialogue est riche entre l’écrivaine et Linda Amyot qui l’interroge.

Profitant de la nouvelle traduction de l’Ulysse de Joyce, Michel Peterson fait un retour sur l’étude pénétrante que Frank Budgen avait faite de l’Œuvre en 1934 (essai enfin traduit en 2004 par Édith Fournier). Les références ont nom Derrida, Lacan et même Thomas, le saint, théologien de l’existence, nous dit-on.

Avec Laurent Laplante, certains se déculpabiliseront de suivre Kathy Reichs et son personnage d’anthropologue judiciaire, Temperance Brennan, Tempe pour les habitués.

Pour mieux déguster Cœurde Gaël de Sonia Marmen, une saga en quatre actes Laurent Laplante ajoute à la présentation des moments forts de la série, une réflexion sur la place de l’Écosse dans notre imaginaire.

Évoquer Marie Uguay, c’est évoquer le drame, la fatalité, la fragilité parfois, mais aussi une force étonnante déployée dans la brièveté d’une vie d’éclats, de souffrance, … et de détermination. Judy Quinn présente ic i le Journal de Marie Uguay mis en attente depuis 25 ans.

L’« écrivain méconnu » que Bruno Curatolo ramène à la lumière évoque-t-il un souvenir dans nos esprits ? Écrasé par le mouvement de la « modernité », André Beucler a pourtant laissé une œuvre majeure qui a compté nombre d’admirateurs.

Quant au « livre jamais lu », il s’est agi, pour Anne-Marie Alonzo, l’écrivaine poète qui a émigré de l’Égypte au Québec très jeune, du Quatuor d’Alexandrie de Lawrence Durrell. Jamais Anne-Marie Alonzo, dont l’activité littéraire au Québec a été fourmillante : écriture, édition, présence active partout où la cause de la culture était en jeu, jamais cette artiste d’une immense réceptivité n’est parvenue s’ imposer la lecture de l’œuvre qui a pour décor la ville de ses souvenirs d’enfance. Les images qu’elle en conservait devaient demeurer inaltérables et le resteront jusqu’à sa mort le 11 juin 2005. Ce texte met en lumière la permanence et la profondeur des traces qui s’inscrivent au cœur des êtres dans les premiers moments de leur vie.

À ces deux rubrique s’en rajoute une nouvelle dont voici l’argument.

Facile jeu de mots, direz-vous, il s’agit d’une collaboration, de la prépublication d’un article à paraître dans le numéro subséquent de la revue Argument. La rubrique ainsi amorcée se veut consacrée à des sujets qui appellent la controverse, qui suscitent des réactions.

Pour cette première occasion Nuit blanche accueille « Au chevet de l’Église catholique québécoise :réflexion d’un  » mini-boomer  » », de Daniel Tanguay.

Bonne lecture

 

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