CAMBRONNE*
Pseudo de Olivar Asselin, La Patrie, Le Nationaliste et L’Action, 1908-1912

DOSSIER

D’hier à demain les pseudonymes vont et viennent, pour cause politique, esthétique, psychologique, érotique… voire « édifiante » !? De moi à l’autre, tous les trans sont permis, ou même forcés, à une autre époque, par la non-déclinaison du mot auteur au féminin. « Haut les masques ! », donc, à l’occasion de la cinquième édition du festival Québec en toutes lettres, placé cette année sous le signe du Double et du Pseudo. Bienvenue au royaume de l’Autre et de la mystification, façon 2014.

Un type étonnant que Claude Le Bouthillier, romancier, poète mais aussi psychologue, qui fait de l’Acadie un État indépendant rayonnant sur le monde, et des Acadiens les sauveurs de la planète. Par David Lonergan, un tour de son « œuvre militante », de L’Acadien reprend son pays (1977) à Éros en thérapie (2010).

Paul Renard tire de l’oubli André Obey (1892-1975), dramaturge, sportif de haut niveau, mais surtout auteur de quatre romans, dont Le joueur de triangle (1928 ; prix Renaudot) : un chef-d’œuvre ?

« Étonnant par son ampleur, le chantier ouvert par Éric Bédard et Xavier Gélinas corrige enfin une perception trop floue » qui fait de René Lévesque un homme de la parole avant tout, négligeant sa contribution au journalisme écrit. Laurent Laplante s’est plongé dans les 700 pages du premier tome des Chroniques politiques de René Lévesque, parues dans Dimanche-Matin et dans Le Clairon de Saint-Hyacinthe de 1966 à 1970.

Bonne lecture ! Suzanne Leclerc


*Bernard Vinet, Pseudonymes québécois, Garneau, Québec, 1974 (édition basée sur l’ouvrage Pseudonymes canadiens de Francis-J. Audet et Gérard Malchelosse paru en 1936).

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