Max Férandon

MONSIEUR HO

Alto, Québec, 2008
169 pages
20,95 $

Comment ne pas aimer Monsieur Ho ? Autant le personnage que le livre, du reste. L'illustration de couverture proposée par Alto - Palais de jeunesse de Zhang Yuqing - annonce bien les propos philosophiques de l'antihéros chinois, humble fonctionnaire sans grande ambition, à l'étroit dans son pays surpeuplé.

« À l'école, nous étions tous un. Tous identiques », confesse Monsieur Ho dans une des rares pages de son journal intime qui nous soient parvenues. Car bien qu'il ait écrit ce premier roman à la troisième personne, l'auteur Max Férandon autorise parfois son digne et sage personnage à se livrer directement, à la première personne.

L'écrivain avoue n'avoir jamais mis les pieds en Chine, mais il nous transmet tout de même sa compréhension de ce que peut être l'atmosphère angoissante de ce grand pays, ce pluriel inquiétant, comme il l'écrit si joliment. « Pour goûter au bonheur indécent d'être seul, juste à soi . . .

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ? Connectez-vous.

Publié le 21 mars 2009 à 15 h 24 | Mis à jour le 23 juin 2015 à 14 h 10