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Numéro 95

Franck Pavloff

HAUTE EST LA TOUR

Albin Michel, Paris, 2003
130 pages
16,95 $

Volgaï, Simon, Lisia et Niki, deux hommes et deux femmes ont trouvé refuge dans un château d’eau pour passer la nuit. Chacun y a grimpé dans l’espoir d’être seul. Mais voilà qu’ils se trouvent tous réunis dans la même salle, sous un réservoir qui menace de se rompre à tout moment. Ils sont confrontés les uns aux autres et, au fil de leurs échanges souvent acerbes, parfois cruels, chacun révélera peu à peu ses rêves brisés et les démons qu’il cherche à fuir. C’est un huis clos fort sombre et empreint de désespoir que met ici en scène Franck Pavloff. Ainsi, « il avait encore des souvenirs à brûler au fond de son enfer », dira-t-il de l’un de ses personnages. Ailleurs, Volgaï déclare à Lisia : « Tu t’es trompée de scène, ce n’est pas la mort qu’il faut que tu apprennes à danser, c’est la solitude ! ». Ces deux extraits donnent une bonne idée du ton de l’œuvre ainsi que de la qualité du texte.

Publié le 16 juin 2004 à 10 h 44 | Mis à jour le 16 juin 2004 à 10 h 44