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Richard Powers

TROIS FERMIERS S’EN VONT AU BAL

Trad. de l’américain par Jean-Yves Pellegrin
Le cherche midi, Paris, 2004
515 pages
37,95 $

Journaliste pour une revue d’informatique à Boston, Peter Mays découvre un jour dans un musée de Détroit, où il est de passage, une photo d’August Sander qui retient son attention. Ce cliché de trois fringants jeunes hommes en costume d’apparat, surpris par le photographe alors qu’ils cheminaient vers le lieu d’une fête, sera le point de départ du roman. Alternant entre l’Europe du début du siècle et les États-Unis des années 1980, les chapitres nous dévoilent peu à peu des détails de la vie des protagonistes : trois demi-frères de nationalité allemande, une jeune clarinettiste, les collègues de Mays, Henry Ford, Sarah Bernhardt Tenant à la fois de la saga, du roman d’initiation, de l’ouvrage didactique sur la photographie, du récit d’aventures – et j’en passe ! -, le roman de Richard Powers est pour le moins déroutant. Davantage intriguée que captivée, j’ai parcouru, non sans effort, les pages de ce roman, qu’on a déjà qualifié « d’inclassable », sans toutefois arriver à prendre un réel plaisir à le lire

Mais qui suis-je pour m’inscrire en faux contre les commentateurs dithyrambiques du premier roman de Powers traduit en français ? Si je n’ai pas vraiment apprécié ce roman que d’aucuns ont qualifié d’œuvre magistrale, c’est peut-être que l’auteur en a trop mis Croyant écrire son seul et unique roman, il a usé de nombreux procédés dont il a, je dois l’avouer, une maîtrise parfaite. Ambitieux projet. Néanmoins, le résultat très construit m’est apparu soporifique.

Publié le 21 février 2005 à 15 h 32 | Mis à jour le 6 février 2015 à 19 h 45