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Giles Blunt

QUARANTE MOTS POUR LA NEIGE

Trad. de l'anglais par Philippe Rouard
Du Masque, Paris, 2004
404 pages
29,95 $

Outre leur goût pour la musique, qu’ont donc en commun les victimes du tueur qui sévit aux environs de la baie d’Algonquin en Ontario ? Comment relier les crimes de Katie Pine, Billy LaBelle et Todd Curry ? Et, surtout, comment éviter de nouvelles victimes ?

Le tandem Cardinal-Delorme aura fort à faire pour percer le mystère de ces meurtres barbares. Mais John Cardinal, lui, n’est pas au bout de sa peine car au défi de résoudre les meurtres et de coincer l’assassin, s’ajoute un stress supplémentaire : il doit composer avec la crainte qu’on découvre sur lui quelque chose de répréhensible. En effet, Lise Delorme, fraîchement débarquée aux Enquêtes criminelles, a toujours un pied au Bureau des enquêtes internes et, selon les rumeurs, elle serait chargée d’enquêter sur son coéquipier. « Si Delorme enquêtait sur lui, si elle poussait suffisamment ses recherches, il se pourrait bien qu’elle trouve quelque chose. »

Double suspense donc, pour l’inspecteur Cardinal, personnage plutôt attachant aux prises avec la maladie de sa femme et avec les coûts exorbitants des études de sa fille unique, qui voit son enquête parasitée par une affaire ancienne qui risque à tout moment d’être mise à jour par Lise Delorme. Et triple suspense pour le lecteur, car s’ajoutent aux deux enquêtes les minutieux préparatifs du meurtre de Keith London.

Giles Blunt mène son affaire habilement : lentement les ficelles des intrigues se dénouent tandis que les heures de Keith London, porté disparu, sont comptées. Un seul bémol : la traduction dérange on imagine mal, en effet, ces policiers ontariens s’exprimant comme des gendarmes parisiens !

Publié le 15 juin 2004 à 11 h 25 | Mis à jour le 8 décembre 2014 à 19 h 39