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Catherine-Lune Grayson

NUL NE REVIENT DU PAYS QUI N’EXISTE PAS

Michel Brûlé, Montréal, 2010
103 pages
24,95 $

« Le monde, affirmait le célèbre écrivain voyageur Nicolas Bouvier, est constamment polyphonique alors que nous n'en avons, par carence ou paresse, qu'une lecture monodique. » D'où l'intérêt d'en proposer d'autres lectures, me disais-je, en terminant le livre de Catherine-Lune Grayson, une journaliste qui s'est inspirée de son expérience de travailleuse humanitaire en Afrique (Tchad, Burundi, Tanzanie, Somalie, etc.) pour écrire des impressions de voyage d'une étonnante polyphonie. Parlant des horreurs de la guerre civile et des souffrances des camps de réfugiés, elle nous donne à voir les zones de crise sous un angle différent de celui qu'adoptent généralement les médias occidentaux. Il ne s'agit pas ici de compter les morts, de rapporter des scènes d'apocalypse, de restreindre l'Afrique à ses problèmes, de la décrire « comme un tout homogène et misérable qui meurt du sida ». L'auteure choisit plutôt de laisser libre . . .

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Publié le 24 mars 2011 à 15 h 53 | Mis à jour le 12 juin 2015 à 16 h 34