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Sebastian Fitzek

NE LES CROIS PAS

Trad. de l’allemand par Pascal Rozat
L'Archipel, Paris, 2009
350 pages
29,95 $

« Ils te diront que je suis morte surtout, ne les crois pas ! »

Voilà l’impérative requête lancée par Leoni à son fiancée Yann May lors de leur dernière communication téléphonique, juste avant que la liaison ne soit interrompue. Le jeune homme n’a pas encore raccroché le combiné que déjà un agent de police sonne à sa porte pour lui annoncer que Leoni est décédée dans un accident de la route une heure plus tôt.

Dès lors, ne pouvant se résoudre à cette disparition, Yann entreprend un ultime coup d’éclat pour tenter de faire la lumière sur ce drame : il prend en otage le personnel d’une station de radio locale et menace d’abattre un à un ses prisonniers.

Les autorités policières dépêchent sur les lieux une psychologue pour négocier avec le forcené, mais celle-ci ne tarde pas à être ébranlée par les arguments de Yann. Et si la mort de Leoni n’était en fait qu’une monstrueuse machination ? Mais pour tromper qui ? Et pourquoi ?

Sebastian Fitzek, le jeune prodige allemand du suspense, renouvelle son coup de maître de 2008 : dans un huis clos étouffant, comparable à celui exposé dans son précédent roman, Thérapie, s’affrontent deux êtres troublés chez qui la folie n’occupe pas l’espace que l’on pourrait croire au premier abord.

Cette mise en abyme de la parfaite manipulation englobera même le lecteur, le happant dans l’univers unique d’un nouveau maître du thriller.

Publié le 11 novembre 2010 à 16 h 19 | Mis à jour le 26 décembre 2014 à 9 h 27