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NUIT BLANCHE

Notion évanescente, l’identité peut définir l’individu (« qui je suis »), au sens juridique comme du point de vue de la personnalité, mais peut aussi désigner le groupe auquel on s’identifie, ou les groupes, puisqu’il est possible d’appartenir simultanément à plusieurs entités dans lesquelles on se reconnaît : parmi nos concitoyens, ceux qui parlent notre langue, les gens de notre génération, notre classe sociale, etc. Le titre ambigu de ce livre s’explique par le fait que même l’initiateur de cette notion, le psychanalyste Erik Erikson (1902-1994), avait admis n’avoir jamais défini ce qu’était l’identité, reconnaissant avoir donné plusieurs prolongements à ce terme, selon qu’il s’agissait de l’individualité singulière ou au contraire d’« une solidarité avec les idéaux d’un groupe ». Le philosophe Vincent Descombes interroge successivement la tradition américaine sur les théories psychologiques de l’identité, les usages de cette notion, et l’identité collective : le . . .

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