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Numéro 110

Hélène Cixous

LE VOISIN DE ZÉRO

SAM BECKETT

Galilée, Paris, 2007
83 pages
31,50 $

Merveilleux livre et ce chant sur Samuel Beckett, si intime, comme le fut au tout début de son œuvre celui consacré à James Joyce (il s'agissait en fait de sa thèse). Texte nano alors que celui consacré à l'Autre grand Irlandais était giga. « Métabeckett » duquel émerge tant de voix, dont celles de Proust, Kafka, Deleuze, Derrida, ça n'en finit pas, ça ne pourrait jamais en finir, never more ! Un véritable déchaînement de lettres que ce chant. J'en extrais même quelques-unes : « V » de vision, de vous, de voir, de voix, de vi(r)gile (et, au loin, de Thomas Pynchon) ; « B » de Beethoven, Bloom ; « D » de Dedalus, de Dante ; « H » d'Hélène, d'Humain (et, au loin, de Clarice Lispector) ; « M » de Milton ; « S » de Sam, Sham, Shen. Il y en aurait tant à pointer du bout de la langue en laissant résonner « la science de l'affliction » propre à Beckett, cette . . .

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Publié le 21 mars 2008 à 3 h 26 | Mis à jour le 12 juin 2015 à 14 h 17