Numéro 87

Germaine Dionne

LE FILS DE JIMI

Boréal, Montréal, 2002
139 pages
17,95 $

Dans les années 1970, suite d’une soirée bien enfumée, Nastassia, dix-sept ans et des poussières, accouchera d’un fils, Jimi. Du père, elle ne sait que peu de chose, des boucles noires, des dents blanchs et cette phrase qu’il a écrite dans sa main gauche alors qu’elle dormait : « S’cuse me while I kiss the sky. With love, Jimi ».

Nastassia, farouche et entêtée, passera seule par toutes les étapes de la maternité : de la naissance à la coupure définitive du cordon, elle tentera de combattre un mal de vivre grandissant. Au fil des pages et sur presque trente ans, Germaine Dionne nous entraîne dans l’univers de la mère et du fils. Nastassia et Jimi, après des débuts difficiles, s’attacheront l’un à l’autre d’un amour entier et libre.

D’une touchante sincérité, le premier roman de Germaine Dionne présente une succession de scènes de la vie ordinaire : la naissance de Jimi, la mort de la grand-mère, une malheureuse aventure d’auto-stop, une rupture, les bêtises de l’adolescent, et ainsi de suite. Un récit qui tient davantage de l’oralité que de la littérature. Une belle histoire.

Publié le 14 janvier 2003 à 14 h 21 | Mis à jour le 14 janvier 2003 à 14 h 21