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NUIT BLANCHE

Compte tenu de l’actualité du sujet et de la qualité du contenu, une réédition de cet ouvrage paru à l’origine en 1998 était tout à fait indiquée.

Les Québécois ont toujours entretenu un rapport équivoque avec leur langue. Toujours ? Non ! Au temps de la Nouvelle-France, la question de la « qualité de la langue » ne se posait pas, et d’ailleurs les visiteurs sont unanimes à l’époque pour dire que le français de la colonie est le même qu’à Paris. Après la Conquête (que notre auteure appelle ici « Cession »), on surfe allégrement sur cette idée acquise pendant quelques décennies, jusqu’à ce que, épouvantés, on se rende compte autour de 1840 que notre langue est devenue « rustre » aux oreilles des rares Français qui nous entendent. C’est alors tout un branle-bas de combat qui s’organise : il faut à tout prix préserver notre français, le laver de ses taches. Naissent alors les guides « Dites / Ne dites . . .

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