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NUIT BLANCHE

Commissaire divisionnaire au 36, quai des Orfèvres, la Crim’ comme on l’appelle souvent dans les polars français, Nico Sirsky est aux prises avec un tueur en série qui, dès le premier meurtre, annonce que chaque jour, pendant une semaine, une femme sera torturée et tuée. Toutes les victimes présentent le même profil : brune, jolie, mi-trentaine, milieu aisé et, pour les premières, enceintes d’un mois environ. Mais plus la semaine avance, plus l’étau se referme sur Sirsky alors que le psychopathe semble vouloir s’en prendre directement à l’entourage immédiat du jeune commissaire. Qui sera la septième femme ? Sa mère, sa sœur, son ex-femme dépressive ou sa nouvelle flamme, le Dr Caroline Dalry ?

Depuis plusieurs décennies, le 36, quai des Orfèvres décerne son grand prix annuel sur manuscrit anonyme au roman policier qui a retenu l’attention d’un jury présidé par le directeur de la Police judiciaire parisienne et formé de gens du métier. Le prix 2007 a été attribué au roman de Frédérique Molay, auteure d’un précédent polar. On peut se demander ce qui, cette année, a vraiment plu au jury Les passages explicatifs sur le fonctionnement, la structure et l’efficacité de la Criminelle qui oscillent entre le ton journalistique et le panégyrique ? L’image mythique projetée par les deux personnages principaux ? Ce n’est pas tous les jours qu’on croise un séduisant commissaire divisionnaire de 38 ans et une femme médecin spécialiste doublée d’une professeure d’université de 35 ans belle et sensuelle

Bourré de clichés, ce roman au style convenu, aux personnages sans psychologie – de sorte, entre autres, qu’on n’arrive pas à croire aux « motivations » tordues du tueur -, tient toutefois le lecteur en haleine par la rapidité de l’action et le suspense qu’il maintient (presque) jusqu’à la fin.

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