Sommaire
Michel Giguère – La BD documentaire au Québec
Raphaëlle B. Adam – Le vertige, le tableau et le monstre
Patrick Bergeron – Les plaisirs hantés de Raphaëlle B. Adam
Michel Pleau – Hélène Leclerc, la collectionneuse d’instant
Jean-Paul Beaumier – Maïté Snauwaert. Un plongeon dans les journaux de deuil
Gilles Pellerin – Louis Dantin et Germain Beaulieu. Une amitié en toutes lettres
Louis-Martin Savard – Jean-François Létourneau. Redresser les cadastres du récit continental
Michèle Bernard – Cherie Dimaline. Dénoncer le colonialisme blanc
Daniel Guénette – Jacques Brault. Le jardinier, ses myosotis et sa très vive espérance
François Lavallée – Patrick Buisson, vieilles lunettes subversives
Louis-Martin Savard – David Goudreault. Autrice criminelles recherchées
Michèle Bernard – Philippe Claudel. « L’enfer, c’est d’avoir perdu l’espoir »
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Éditorial
Territoires
On peut habiter un continent, penser bien le connaître sans en mesurer pour autant les dimensions profondes. Du Territoire sauvage de l’âme au Territoire dans les veines, Louis-Martin Savard nous propose, suivant les pas de Jean-François Létourneau et sous l’éclairage de la contribution grandissante des écrivain(e)s des Premières Nations, de « redresser les cadastres » du récit d’un Nouveau Monde pas si nouveau. Les journaux de deuil contemporains constituent-ils un genre littéraire ? Est-il acceptable sur le plan éthique d’assimiler la disparition de l’être aimé à un matériau littéraire ? Nous voici en terrain sensible et complexe, poignant et souvent cru, celui de Toute histoire de deuil [qui] est une histoire d’amour. Jean-Paul Beaumier nous invite à plonger avec lui, à la suite de Maïté Snauwaert mais aussi de Roland Barthes, Joan Didion, Joyce Carol Oates, Jean-Marie Laclavetine… dans ces œuvres littéraires non fictionnelles qui brisent un fort tabou social et où « l’intensité du chagrin ressenti […] est le prix à payer pour avoir aimé ». Un grand merci à la photographe Dominique Parent pour son image (p. 10) aussi éloquente qu’émouvante et sereine. Avec Michel Giguère et la rubrique « Cases libres », nous ouvrons, dans les pages de Nuit blanche, un nouvel espace entièrement consacré au monde en plein essor de la bande dessinée. Dans ce numéro : reportages, essais, biographies, carnets, histoire… Nombreux sont les angles sous lesquels aborder l’aire, vaste au demeurant, de « La BD documentaire au Québec ». Plus de 200 ans après la publication du roman épistolaire Frankenstein ou le Prométhée moderne, Mary Shelley fascine toujours. Dans « Le vertige, le tableau et le monstre », sous la rubrique « Le livre jamais lu », Raphaëlle B. Adam jette son dévolu sur le livre fondateur de la science-fiction (son propre créneau de création) qu’est Frankenstein. Mais d’abord, rencontrons en entretien la nouvelliste (Servitude, 2020), romancière (Venefica, 2023) et chroniqueuse littéraire spécialisée en imaginaire. Par Patrick Bergeron : « Les plaisirs hantés de Raphaëlle B. Adam ». En entretien, aussi : « Hélène Leclerc, la collectionneuse d’instants ». Elle habite le monde en poète et a fait de la pratique du haïku un engagement profond. Michel Pleau a recueilli ses propos.
Bonne lecture !
Nuit blanche
Contributeur·rice·s
Suzanne Leclerc
Directrice de la publication
Alain Lessard
Rédacteur en chef
Dominic Duffaud
Réalisation graphique
Yvette Gagnon et Virginie Tremblay
réviseur·se linguistique
Raphaëlle B.
Adam
Pierrette
Boivin
Daniel
Guénette
Michel
Pleau
Gérald
Baril
René
Bolduc
Jean-Guy
Hudon
Yvon
Poulin
Jean-Paul
Beaumier
Yvan
Cliche
Yves
Laberge
Pierre
Rajotte
Gaétan
Bélanger
Valérie
Forgues
Thérèse
Lamartine
Louis-Martin
Savard
Patrick
Bergeron
Ariane
Gagnon
François
Lavallée
Michèle
Bernard
Michel
Giguère
Gilles
Pellerin
