Nuit blanche

Critiques

Retrouvez ici toutes les critiques exclusives au site internet de la revue  Nuit blanche.

Ce dont on ne parle pas et autres fantômes L’autrice Alexie Morin s’est fait connaitre du grand public avec la parution de son troisième livre, le roman autofictionnel Ouvrir son cœur (Le Quartanier, 2018), qui a remporté le Prix des libraires du Québec en 2019 et s’est classé finaliste au Prix littéraire des collégien·ne·s l’année suivante. Elle nous revient en 2025 avec une proposition très différente, une fiction d’inspiration gothique flirtant avec le fantastique, le premier tome d’un cycle à venir : La maison du rang Lynch.
Rassembler les sorcières : la poésie occulte comme forme de résistance En septembre 2025 est paru Incante : Manifeste (Leméac), le premier recueil de poésie de l’écrivaine et artiste québécoise Audrée Wilhelmy. Ce texte à la fois enflammé et raffiné s’inscrit parfaitement dans l’œuvre de l’autrice tant sur le plan stylistique que thématique. Une partie du recueil a été finaliste au Prix de poésie de 2023 de Radio-Canada et, déjà, on reconnait les traits qui lui ont valu les éloges du jury : le vocabulaire riche, l’appel saisissant du ton direct ainsi que la puissance d’images évoquant des époques où mythes et folklores régissaient les vies humaines.
Boualem Sansal, historien du futur Emprisonné en Algérie pendant presque un an (du 16 novembre 2024 au 12 novembre 2025), Boualem Sansal nous offre, avec son nouveau roman intitulé Vivre : le compte à rebours, paru la même année aux éditions Gallimard, un récit dont le mot d’ordre – vivre – est menacé par une éventuelle catastrophe à l’échelle planétaire.
Redéfinir la masculinité à la cabane à sucre Des romans gothiques aux mythes grecs, Martine Desjardins sait toujours trouver, dans les formes littéraires du passé, des outils pointus et incisifs pour disséquer nos peurs collectives et nos plus vilains défauts. Avec son roman Le temps des sucres, publié chez Alto en avril 2025, l’autrice nous propose cette fois-ci un pastiche de folk horror – « horreur folklorique » – à la sauce québécoise, une imitation ludique bien sucrée au sirop du pays.
Là où brule la colère, s’allume la solidarité L’œuvre « Pompières et pyromanes » de Martine Delvaux explore la dualité du feu comme symbole de révolte et de destruction, tout en mettant en lumière les luttes féministes intersectionnelles. À travers une approche poétique et engagée, elle appelle à l’éveil collectif face aux injustices sociales et environnementales, encourageant chacun à cultiver son feu intérieur.
Lorsque les poèmes forment un trottoir qui mène à demain Dans « Debout devant demain, » Clara Lagacé explore la maternité et l’habitabilité urbaine à travers une poésie empreinte d’espoir. Les poèmes dressent un tableau d’une mère marchant avec son enfant, cherchant à transformer son environnement tout en affrontant les défis de la vie quotidienne. L’œuvre évoque la nécessité de tisser des liens et d’agir pour un futur meilleur.