Nuit blanche

NB: product_id manquant.

Sommaire

Anne-Marie Guérineau – Quarante ans de portraits d’écrivain(e)s

Annie Perreault – L’idiote qui se prenait pour une autre

Vicky Gauthier – Jeanne Landre, rabelaisienne montmartroise

Patrick Bergeron – Annie Perreault ou la littérature au pas de course

Michèle Bernard – L’humanisme napolitain Erri De Luca

Bernard Mulaire – Le récit intimiste gai au Québec : histoires d’hommes

Gérald Baril – La transitivité de la littérature selon Alexandre Gefen

Jean-Paul Beaumier – Simon Nadeau. Jeter quelque lumière sur soi et le monde qui nous entoure

Louis-Martin Savard – Dany Laferrière, le dessinateur de métaphores

René Bolduc – Alain Vadeboncoeur : Prendre soin sans privé

Patrick Bergeron – L’emprise du Milieu. Victor-Lévy Beaulieu, la Chine et Facebook

Renaud Longchamps – Tout est à faire avant de défaire le meilleur des mondes

Valérie Forgues – Anthony Lacroix, tourner poète

169
169
169
169
169
169
169
169
169
169

Éditorial

J’attends que l’écriture m’éclaire et m’oriente vers l’essentiel.
Roland Bourneuf dans « Quarante ans de portraits d’écrivain(e)s », p. 13.

En première et surtout en quatrième de couverture de ce dernier numéro du 40e anniversaire de Nuit blanche : coup d’œil sur 40 ans de unes. N’y cherchez pas de chronologie exhaustive, mais plutôt des points de repère ainsi que l’illustration intuitive de l’évolution d’une signature.

Dans la même veine rétrospective se poursuit l’exploration de quatre décennies de portraits d’écrivain(e)s1. En images et en quelques mots : A comme dans (Gilles) Archambault, B comme dans (Philippe) Besson, D comme dans (Hélène) Dorion…

Le soir, je rêvais en russe, déboussolée et exaltée, épuisée par tout ce qui échappait à ma compréhension,
à commencer par les subtilités de la grammaire, les cruautés de l’Histoire, les désillusions,
la tristesse et la résignation dans le regard de ces gens qui avaient perdu leurs repères.
Rubrique « Le livre jamais lu » par Annie Perreault, p. 20.

Dans « L’idiote qui se prenait pour une autre », l’autrice-coureuse Annie Perreault2 présente sa non-lecture de L’idiot en explorant les avenues qui n’ont pas mené « une fille diplômée en études russes et en littérature » vers Dostoïevski. Que de chemins parcourus !

Jamais on n’avait eu tant de crânes à perforer ni tant de ventres à ouvrir que depuis quelque temps.
L’amour, par plusieurs procédés, faisait des victimes.
Il y avait des balles en plomb dans de nombreuses têtes et des salpingites dans un régiment de vagins.
Jeanne Landre, La gargouille, 1908. Voir p. 30.

On a comparé à Rabelais et à ses personnages l’« Écrivaine méconnue » de ce numéro, l’audacieuse autrice de « romans gais » – entendre comiques – Jeanne Landre. En marge de la « grande littérature retenue par l’Histoire », son œuvre sait aussi se faire grinçante, grotesque, sublime et tragique, écorchant au passage une société cruelle envers les femmes. Par Vicky Gauthier : « Jeanne Landre, rabelaisienne montmartroise ». Quelque 100 ans plus tard, c’est d’une tout autre littérature gaie que nous entretient Bernard Mulaire dans « Le récit intimiste gai au Québec : histoires d’hommes ». Des mots couverts des années 1960 à aujourd’hui, de la honte au « refus de la tolérance envers la différence », survol d’un cheminement. Et entre autres dans ce numéro… La correspondance avec le jeune poète-éditeur Anthony Lacroix (Valérie Forgues). Les préoccupations philosophiques et métaphysiques de Simon Nadeau (Jean-Paul Beaumier). Alexandre Gefen et le déploiement de la littérature en pratiques multiformes (Gérald Baril). Victor-Lévy Beaulieu, la Chine et Facebook (Patrick Bergeron)…

Merci d’être avec nous, depuis tout récemment ou depuis 40 ans, chères lectrices, chers lecteurs !

L’équipe de Nuit blanche

  1. « Quarante ans de portraits d’écrivain(e)s », quatrième partie, p. 10.
  2. Voir « Annie Perreault ou la littérature au pas de course », par Patrick Bergeron, p. 16.

Contributeur·rice·s

Suzanne Leclerc
Directrice de la publication

Alain Lessard
Rédacteur en chef

Olivier Alain
Adjoint à la direction

Dominic Duffaud
Réalisation graphique

Yvette Gagnon et Laurence Bertrand
réviseur·se linguistique

Gérald
Baril

René
Bolduc

Yves
Laberge

Annie
Perreault

Jean-Paul
Beaumier

Yvan
Cliche

François
Lavallée

Yvon
Poulin

Gaétan
Bélanger

Valérie
Forgues

David
Lonergan

Pierre
Rajotte

Patrick
Bergeron

Vicky
Gauthier

Renaud
Longchamps

Louis-Martin
Savard

Michèle
Bernard

Anne-Marie
Guérineau

Émilie
Morin

Pierrette
Boivin

Jean-Guy
Hudon

Bernard
Mulaire