Nuit blanche

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Sommaire

Anne-Marie Guérineau – Quarante ans de portraits d’écrivain(e)s. Au milieu des années 1990

Benoit Doyon-Gosselin – Emma Haché ou le paradoxe de la dramaturgie acadienne

Marina Salles – À la rencontre d’Hélène Bessette

Emma Haché – L’onde inversée

Louis-Martin Savard – Jonathan Roy. Entre la finesse de la mer et la puissance du grain de sable

François Lavallée – Traduire le désert. Entretien avec Agnès André

Michel Pleau – Judith Chavanne. Aller au-devant du monde

Jean-Paul Beaumier – Mathieu Bélisle : Ce qui meurt en nous

Michèle Bernard – Catherine Voyer-Léger. De mères en filles, trois générations

Thérèse Lamartine – Primo Lévis : l’homme intranquille

François Lavallée – Pierre Lemaitre. De ce polar à cette saga, 40 ans vous contemplent

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Éditorial

ÉCRIRE EN ACADIE SUFFIT

Ensemble, chacun chez soi / nous coupons la tête de ceux celles / qui parmi nous hier dépassent un peu trop aujourd’hui / et qui ont oublié la chansonnette
Emma Haché, « L’onde inversée », p. 19.

[L]a vraie utilité de la science […], c’est de nous donner une meilleure lucidité
sur le monde et, dans le monde, sur nous-mêmes.
Albert Jacquard, p. 13.

L’une a fondé le Théâtre Vent debout, l’autre dirige le Festival acadien de poésie. Emma Haché, en couverture de ce numéro automnal, est l’autrice d’une œuvre théâtrale incontournable, exigeante et stimulante, universelle et ancrée dans sa communauté – mais rarement représentée en Acadie –, essentiellement publiée en Belgique… Sondant le paradoxe, Benoit Doyon-Gosselin lance le message : L’intimité (2003, Prix du Gouverneur général), première pièce éditée d’Emma Haché, fêtera ses vingt ans en 2023 et vieillit magnifiquement bien. Il serait temps de la (re)voir sur scène !

« Entre la finesse de la mer et la puissance du grain de sable » loge Jonathan Roy. Louis-Martin Savard s’est entretenu avec lui de la manière dont on peut s’investir physiquement dans une poésie en mouvement qui s’incarne beaucoup par le souffle et la vocalité. A aussi été évoqué le fort potentiel métaphorique d’un lexique acadien contemporain qui n’avait à ce jour pas encore accédé à la littérature. Le recueil idéal de Jonathan Roy serait à la fois humaniste et hyper-acadien – sans nécessairement nommer l’Acadie. Car « le simple fait d’écrire en Acadie suffit ».

Deux autres entretiens vous sont proposés dans ce numéro. Avec François Lavallée, dans « Traduire le désert », nous rencontrons la traductrice littéraire Agnès André et voyons un peu comment le Seasons: Desert Sketches d’Ellen Meloy s’est converti en C’est d’ici que nous observons d’autres villes croître à en perdre la raison. « Aller au-devant du monde », celui de la Française Judith Chavanne, c’est ce que nous propose Michel Pleau. Les deux poètes, profondément marqués par l’œuvre de Philippe Jaccottet, semblent se rejoindre dans une expérience poétique qui se vit « dans le secret de soi ». De son premier recueil (Entre le silence et l’arbre) au récent Peut-être des lis, la patience et le temps forment la substance des poèmes de Judith Chavanne. Qu’ont en commun Albert Jacquard, Andrée A. Michaud, François Ricard, Anne-Marie Garat ou encore Fernand Dumont ? Voici le troisième volet de « Quarante ans de portraits d’écrivain(e)s », un survol en images – et en quelques mots – de quatre décennies de littérature à travers les photographies d’Anne-Marie Guérineau.

Nuit blanche

Contributeur·rice·s

Suzanne Leclerc
Directrice de la publication

Alain Lessard
Rédacteur en chef

Dominic Duffaud
Réalisation graphique

Marie-Nicole Cimon, Yvette Gagnon et Jean-Marc Plante
réviseur·se linguistique

Gérald
Baril

René
Bolduc

Yves
Laberge

Yvon
Poulin

Jean-Paul
Beaumier

Yvan
Cliche

Thérèse
Lamartine

Marina
Salles

Gaétan
Bélanger

Valérie
Forgues

François
Lavallée

Louis-Martin
Savard

Patrick
Bergeron

Anne-Marie
Guérineau

David
Lonergan

Michèle
Bernard

Emma
Haché

Émilie
Morin

Pierrette
Boivin

Jean-Guy
Hudon

Michel
Pleau