Sommaire
Thérèse Lamartine – Marie-Claire Blais. À la recherche du temps disparu
Michel Pleau – Lyne Richard. Cette part invisible du monde
Chantal Richard – Jean Babineau, romancier acadien postmoderne
Charles Quimper – Le livre que je ne lis pas depuis le plus longtemps
François Ouellet – Maria Borrély : estampillée Haute-Provence
François Lavallée – Moix, la poisse…
Thérèse Lamartine – Christine Angot. Ravir la vie
David Laporte – Alain Deneault, Dalie Giroux. Symptôme de la décolonisation dans l’essai québécois
Jean-Paul Beaumier – André Major. Un esprit remarquablement libre
François Lavallée – Irrépressible Onfray
Yvon Poulin – William Atkins. Un voyage vers l’absolu et l’infini
Jean-Paul Beaumier – Jean-Marie Laclavetine : saisir en soi ce qui est plus précieux que soi
Thérèse Lamartine – Devenir soi. La grande aventure beauvoirienne
Renaud Longchamps – Illuminations
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Éditorial
SAINT-SAUVEUR LITTÉRAIRE
j’avais six ans
comme tout le monde
j’habitais sur la rue Châteauguay
j’aimais m’asseoir en bordure des choses
Michel Pleau, « Je connais trop peu le monde », Nuit blanche, no 156.
Saint-Sauveur, Saint-Sô, basse-ville de Québec. Rien à voir avec l’autre, celui des Laurentides. Pour les plus vieux, c’est le quartier des Plouffe ou encore d’Alys Robi : milieu populaire avec ses ouvriers et ses ouvrières de temps difficiles. Pour les plus jeunes qui se prennent nouvellement d’affection pour lui, c’est le quartier des espaces à verdir et des familles à faire grandir, un lieu aujourd’hui habité et animé par des gens de toutes origines et par de nombreux artistes. Pour ce numéro, c’est celui de Charles Quimper qui signe « Le livre jamais lu » (La peste !) et de Lyne Richard (« Cette part invisible du monde ») qui s’est entretenue avec Michel Pleau, originaire lui aussi de Saint-Sauveur où il a vécu presque toute sa vie. Survol oblique d’un quartier inspirant.
En couverture, en hommage à la grande disparue de la littérature québécoise1, une photographie de Marie-Claire Blais, par Anne-Marie Guérineau, prise durant les années 1980 lors d’une entrevue2 parue dans le dossier « Vivre ailleurs pour écrire ». « À la veille de son ultime départ, la jeune et secrète Marie-Claire Blais, du haut de ses 82 ans, n’avait rien perdu de son intensité et de sa générosité », observe Thérèse Lamartine dans « Marie-Claire Blais. À la recherche du temps disparu ».
Bloupe. Gîte. Vortex. Infini. Portés par un choix autant idéologique que stylistique, les quatre romans publiés par Jean Babineau depuis 1993 hissent le chiac au même niveau que les autres registres de langue, « abolissant la hiérarchie habituelle liée aux notions de centre et de périphérie ». D’ailleurs, le français standard est souvent parodié dans la langue babinesque. Quête identitaire, critique sociale, autodérision, inventivité… Par Chantal Richard : « Jean Babineau, romancier acadien postmoderne ».
Et quoi d’autre, dans ce numéro ? Des « Symptômes de la décolonisation dans l’essai québécois », « Un esprit remarquablement libre » (celui d’André Major), des vies ravies comme dans usurpées, volées, violées (Christine Angot et Yann Moix), une écrivaine (Maria Borrély) à redécouvrir impérativement. Entre autres…
À tout bientôt, au début du printemps !
L’équipe de Nuit blanche
- Marie-Claire Blais est décédée le 30 novembre 2021 à Key West (Floride).
- « Marie-Claire Blais. L’exil est mon royaume », entrevue réalisée par Guy Cloutier, Nuit blanche, no 28, mai-juin 1987.
Suzanne Leclerc
Directrice de la publication
Alain Lessard
Rédacteur en chef
Dominic Duffaud
Réalisation graphique
Marie-Nicole Cimon et Jean-Marc Plante
réviseur·se linguistique
Gérald
Baril
Pierrette
Boivin
Thérèse
Lamartine
Émilie
Morin
Jean-Paul
Beaumier
René
Bolduc
David
Laporte
François
Ouellet
Gaétan
Bélanger
Yvan
Cliche
François
Lavallée
Michel
Pleau
Patrick
Bergeron
Valérie
Forgues
J.R.
Léveillé
Yvon
Poulin
Michèle
Bernard
Anne-Marie
Guérineau
David
Lonergan
Pierre
Rajotte
Marie-Ève
Bisson
Yves
Laberge
Renaud
Longchamps
Louis-Martin
Savard
