Nuit blanche

Sommaire   Louis-Martin Savard – Chrisitan Roy : le code secret derrière lequel le poète se cache Christian Roy – Gros mots, de Réjean Ducharme, acheté à la Librairie acadienne en septembre 2002 Michel Giguère – Deux portraits d’une femme unique Gilles Pellerin – Roland Bourneuf. Sans doute médite-t-il sur la beauté du monde Jean-Paul Beaumier – Onze déclarations d’amour et un plaidoyer pour la liberté d’enseignement Thérèse Lamartine – Nicole Brossard. Que notre foi demeure René Bolduc – La collection « micro r-m » des Éditions du remue-ménage. Visibiliser la contribution des femmes Louis-Martin Savard – Jean-Simon DesRochers : sueur chaude, sueur froide Gérald Baril – Chronique d’un laisser-faire toxique. Pierre Céré et le dossier noir de la Fonderie Horne Patrick Bergeron – Dans les eaux boueuse de Perdido. La série Blackwater de Michael McDowell Michel Pleau – Jean-Philippe Dupuis, ce présent éternel de l’enfance Roland Bourneuf – Le livre de Victor Michel Pleau – Comment je suis devenu un vieux poète Renaud Longchamps – Pendant le naufrage

174
174
174
174
174
174
174
174
174
174

Éditorial

Direction Moncton, Harlem…

 

Les poètes sont des exhibitionnistes dans la douche.
Ils révèlent leurs secrets, mais se cachent derrière les mots.

Christian Roy, « Le livre jamais lu », p. 14.

Dans ce numéro printanier de Nuit blanche, on souligne les 25 ans de poésie de l’Acadien Christian Roy qui vient de faire paraître L’étoffe des braises (Perce-Neige), son septième recueil. Direction Moncton, où Louis-Martin Savard s’est entretenu avec l’auteur, qui voit l’écriture comme un code secret derrière lequel se cache le poète. « En art, comme en biologie, on mijote des recettes dont la signification et l’importance dépassent les ingrédients qui les constituent. » Entrons plus avant dans le monde de l’ex-servant de messe, gaucher et grand parleur à pleines dents Christian Roy à travers sa non-lecture de « Gros mots, de Réjean Ducharme, acheté à la Librairie acadienne en septembre 2002 ». À la soupe… primordiale des mots ! L’hiver, le monde était une grande page blanche. Mon père revenait de la neige. Le titre fait sourire. À l’approche de son soixantième anniversaire, Michel Pleau, dans « Comment je suis devenu un vieux poète », se rappelle que c’est avec un regard jeune, vivant et curieux qu’il poursuit son exploration de l’existence. La guerre allait vers sa fin, on le sentait, on en parlait. C’est comme si nous y étions… En prépublication, l’ouverture du Livre de Victor, récit fictif de Roland Bourneuf à paraître ce printemps. Dans un quotidien troublant, un jeune garçon est confronté, comme on dit dans les drames, à un destin contraire. « Sans doute [Roland Bourneuf] médite-t-il sur la beauté du monde », observe Gilles Pellerin dans un texte­ hommage à celui qui a été son professeur et qu’il désigne volontiers, malgré l’anachronisme, comme son maître. Entre ­ enracinement et mouvement, retour sur le parcours de l’écrivain voyageur Bourneuf. Enseigner. Oui mais, quelles œuvres littéraires ? Et aussi, dans quel contexte ! Quels titres sont incontournables ou essentiels au développement d’un fonds culturel commun ? Heurteront-ils la sensibilité des étudiant(e)s ? Canons. Onze déclarations d’amour littéraire, sous la direction de Virginie Blanchette-Doucet, et La nostalgie de Laure, d’Isabelle Arseneau, sondent les enjeux actuels liés à la liberté d’enseignement. Par Jean-Paul Beaumier. « À New York, on la surnommait ‘Queenie’ ou encore ‘la Française’, mais elle venait de la Martinique. » ­ Stéphanie St-Clair (1897-1969), la marraine de Harlem, a inspiré deux récents albums, dissemblables à tous points de vue, qu’anatomise pour nous Michel Giguère dans « Deux portraits d’une femme unique », sous la rubrique « Cases libres ». Et – entre autres – dans ce numéro… Avec Thérèse Lamartine, on retrace, à travers le parcours essayistique de­ Nicole Brossard, un engagement profond à l’endroit de la parole des femmes. Avec René Bolduc, on se penche sur la­ collection « micro r-m » des Éditions du remue-ménage, maison-phare des mouvements féministes québécois. Avec Louis-Martin Savard, on se replonge dans les premiers romans de Jean-Simon DesRochers. Avec Renaud Longchamps, « Pendant le naufrage », on se dit que « [n]ous ne pouvons pas vivre hors de nos visions ».

L’équipe de Nuit blanche

Contributeur·rice·s

Suzanne Leclerc
Directrice de la publication

Alain Lessard
Rédacteur en chef

Dominic Duffaud
Réalisation graphique

Yvette Gagnon
Réviseur·se linguistique

Gérald
Baril

René
Bolduc

Jean-Guy
Hudon

Michel
Pleau

Jean-Paul
Beaumier

Roland
Bourneuf

Yves
Laberge

Yvon
Poulin

Gaétan
Bélanger

Yvan
Cliche

Thérèse
Lamartine

Christian
Roy

Patrick
Bergeron

Valérie
Forgues

François
Lavallée

Louis-Martin
Savard

Michèle
Bernard

Michel
Giguère

Renaud
Longchamps

Pierrette
Boivin

Daniel
Guénette

Gilles
Pellerin