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Marco Aurelio Carballo

Un printemps torride par Marco Aurelio Carballo (inédit)

Traduit par Nahed Noureddine

– Est-ce que c'est le film de Delon ? demandait une femme, derrière moi. Est-ce Téhéran 43 ? Elle avait un accent étranger et devait être jeune. Elle avait posé la question à un couple d'adolescents qui venait sûrement du quartier Portales. Discrètement, je me suis retourné. La femme à l'accent étranger observait la jeune fille de Portales, qui se tortilla, baragouina quelque chose et interrogea, à son tour, du regard, son compagnon ou son copain.

– Oui, oui, celui de Delon, insista la dame.

Elle devait être Américaine. Elle avait un air, de l'allure et de grands yeux bleus, et des bras ! Mon fantasme.

– Non, ce n'est pas ça, répondit le garçon, avec un sourire idiot.

La belle petite américaine, de vingt et quelques années, se leva pour quitter la salle.

– Oui, oui, c'est ça, m'empressai-je de dire, en me tordant le cou, c'est le film de Delon, Téhéran 43 . . .

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Publié le 26 juin 2007 à 11 h 24 | Mis à jour le 25 avril 2015 à 19 h 58