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Numéro 93

François Avard, Michel Mpambara

Y’A TROP DE BLANC AU QUÉBEC

Les 400 coups, Montréal, 2003
56 pages
17,95 $

Lauréats du Félix pour le spectacle de l’année – Humour en 2002 avec Y’a trop de blanc au Québec, Michel Mpambara et François Avard proposent au public un recueil de monologues qui ont porté l’humoriste d’origine rwandaise en tête d’affiche à la suite de son premier One Man Show. Le recueil compte 14 sketchs tirés du célèbre spectacle et un texte, « Le lion et le G8 », publié dans La Presse du 23 juin 2002.

D’une plume adroite, et acérée, les auteurs racontent avec l’accent de la dérision l’intégration d’un Africain dans un milieu nord-américain. Atteint d’une grave maladie, la liberté d’expression, l’humoriste expose sans retenue sa vision du racisme, de la politique, de l’immigration, en plus de largement commenter les cultures qui s’affrontent. En résulte un portrait mordant des Québécois et de la vie africaine, portrait basé en grande partie sur l’ensemble des préjugés que les peuples nourrissent les uns contre les autres.

Dès l’introduction, la table est mise : « Je vais vous faire oublier vos problèmes je vais vous en conter des pires ». Chacun des monologues impose une réflexion sur des comportements individuels et collectifs. Servis par un sens de l’un humour vif, les auteurs transmettent aussi une leçon d’histoire qui ne met pas de côté l’horreur des guerres vécues en Afrique.

De belle facture – couverture cartonnée, papier glacé et photographies couleurs -, le recueil de monologues Y’a trop de blanc au Québec est un beau livre à conserver dans sa bibliothèque.

Publié le 10 décembre 2003 à 10 h 31 | Mis à jour le 7 novembre 2014 à 14 h 40