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Guy Perreault

PERSONNE N’EXISTE suivi de LA MORT DES MOUCHES

Tryptique, Montréal, 1999
81 pages
15,00 $

L’auteur explore ici tout ce qui se rapporte à la finitude : la mort de l’individu autant que celle de l’univers.

Tout semble donc être sous l’emprise de la déchéance et de la désolation. C’est la mémoire du poète qui — comme toujours — nous amène à une conscience aiguë de cette perte des significations que l’on croyait assurées. Tout ce que comprend le concept de « réalité » est, de soi, attiré vers l’Abîme. Et la mort va l’emporter sur l’enchantement : « J’ai vu la terre avec des yeux plus neufs que ceux d’un enfant qui vient de naître. / Je l’ai vue avec les yeux d’un mourant ». Oui, il « est très dur d’être vivant », comme l’a écrit quelque part William Burroughs.

Publié le 14 janvier 2003 à 14 h 21 | Mis à jour le 5 février 2015 à 19 h 57