Accueil > Commentaires de lecture > Fiction > MYTHE, précédé de GLORIA

Numéro 163

Mykalle Bielinski

MYTHE, précédé de GLORIA

Du passage, Montréal, 2021
93 pages
21,95 $

J’ouvre le livre à un moment où je me questionne sur ce qui m’anime, où je cherche à activer quelque chose en moi. Fin avril. Il neige. Il pleut en même temps et ces poèmes m’agitent. Un rideau s’écarte.

Ce qui m’appelle, ce qui me frappe d’emblée dans le projet de Bielinski, c’est la résonance, le mouvement qu’elle insuffle aux poèmes. Ses mots sont protéiformes, tracent un cercle parfait, puis deviennent un ruban de Moëbius qui étourdit et porte en lui sa propre disparition. Je pense à ce poème, p. 18 à 21, qui s’étire, se retourne sur lui-même, avant de disparaître : « le commencement est la mort / la mort est la naissance / la naissance est la fin », et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’encre devienne de plus en plus pâle et que les mots s’effacent, laissant une page entièrement blanche.

« [Q]ue reste-t-il encore à défaire » : Bielinski . . .

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ?

Publié le 16 juillet 2021 à 4 h 00 | Mis à jour le 13 juillet 2021 à 9 h 24