Numéro 117

André Alexis

L’EXIL

Trad. de l'anglais par Nicole et Émile Martel
Fides, Montréal, 2009
539 pages
34,95 $

Le narrateur a quitté Ottawa en 1989 pour la vie monastique en Italie, près de Florence. Quatorze ans plus tard, la nostalgie le gagne et il décide d'écrire ses souvenirs. Sa mémoire est peuplée d'individus qu'il a lui-même côtoyés ou dont des proches lui ont parlé. Son récit s'échelonne de 1983 à 2004, l'action se déroulant principalement à Ottawa. La crédibilité du narrateur serait mise à mal n'était-ce son discret aveu sur la participation obligée de son imagination. En effet, quel narrateur témoin pourrait, à distance dans le temps et dans l'espace, s'immiscer dans les pensées de personnages, de surcroît connus par personne interposée ?

En 1983, le narrateur quitte la maison familiale pour s'installer en appartement.

Période intense pour ce jeune homme de 26 ans qui se découvre plus d'affinités avec des personnes d'âge mûr qu'avec celles de son âge. Un . . .

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Publié le 30 décembre 2009 à 18 h 14 | Mis à jour le 19 juin 2015 à 11 h 09