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Roland Tremblay

LES IROQUOIENS DU SAINT-LAURENT

PEUPLE DE MAÏS

Pointe-à-Callière/L'Homme, Montréal, 2006
138 pages
36,95 $

Le musée Pointe-à-Callière d’archéologie et d’histoire de Montréal s’est joint aux éditions de L’Homme pour publier le catalogue d’une exposition, un véritable document, une référence pour tous ceux qui éprouvent ou développeront de l’intérêt pour les cultures indigènes d’avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord. Ce catalogue qui a tout d’un ouvrage scientifique est pourtant d’un abord facile. Son approche et d’autant plus facilitée que le livre abonde en gravures, photos d’artefacts, plans, vues aériennes et tableaux. C’est armé de tout cela qu’il nous est possible de remonter le temps, de nous ramener au temps d’avant l’arrivée de Jacques Cartier, à une époque où sur les rives du Saint-Laurent vivait un peuple cultivateur de maïs. Dans ce voyage traversé de légendes et de récits fantastiques, tous nos pas sont dictés par les connaissances scientifiques issues de fouilles archéologiques et d’études ethnologiques et linguistiques. Nous rencontrons alors les Iroquoiens, ceux-là mêmes que Jacques Cartier avait rencontrés au seizième siècle. Ils sont alors dans leur phase sédentaire ; ils cultivent et consomment le maïs, entre autres. Nous sommes amenés à nous interroger sur leurs origines, sur leurs ancêtres nomades, leur provenance. Sont passés en revue leurs rapports avec les autres peuplades, les Algonquiens entre autres, leurs rituels, leurs idées sur la création du monde, la division du travail fondée sur le sexe.

Roland Tremblay a bénéficié ici de l’apport de plusieurs collaborateurs venus de disciplines diverses, qui, dans des feuillets intercalaires, nous apportent des précisions fort intéressantes qui complètent nos connaissances de ce milieu à ce moment précis de l’histoire. Mais on nous laisse avec une grande et importante question : que sont donc devenus ces Iroquoiens puisque Samuel de Champlain, qui arrive sur ces mêmes rives environ 60 ans après Jacques Cartier, ne les trouve plus ? Bien entendu, les hypothèses sont nombreuses mais seule une poursuite des recherches scientifiques comme celles de Roland Tremblay, et de ceux qui l’encadrent, conduira à la vérité vraie.

Au moment où, une volonté générale s’étant exprimée, nos dirigeants veulent diriger nos regards vers le majestueux fleuve, il est bon de s’employer à mieux connaître ce qui, à travers le temps, a fait son histoire.

Publié le 10 mars 2007 à 10 h 46 | Mis à jour le 4 décembre 2014 à 14 h 34