Accueil > Commentaires de lecture > Fiction > LES IMMORTELS DE MATHIJSEN

Numéro 83

Claude Marc Bourget

LES IMMORTELS DE MATHIJSEN

Humanitas, Brossard, 2000
177 pages
14,95 $

Adrien Lepeinteur, le narrateur et protagoniste de ce roman policier, est un écrivain obscur qui, contre toute attente, se voit proposer la traduction et la publication d’un livre par une maison d’édition new-yorkaise. C’est après avoir appris, dans le journal, l’assassinat barbare d’un auteur de cette maison d’édition qu’il avait eu l’idée d’y soumettre son manuscrit qu’il n’avait pu réussir à faire publier jusque-là. Il se rend donc dans la métropole américaine pour rencontrer son éditeur et ses collaborateurs. Il y devient le témoin privilégié de la série de meurtres horribles dont sont victimes les auteurs ayant récemment publié chez son éditeur.

Dans ce récit, Claude Marc Bourget met en scène des personnages singuliers, caricaturaux, souvent inquiétants, dont les racines culturelles remontent aux débuts de l’Amérique coloniale. Cela ajoute une saveur historique à l’intrigue qu’on pourrait qualifier d’« hitchcockienne », tant les repères en sont flous et instables.

Le tout est raconté dans un style très particulier. Cette description d’une pièce en est un échantillon représentatif : « À mi-chemin du corridor emprunté s’ouvrait une salle vide au fond de quoi, malgré la distance qu’un éclairage y compensait, une seconde m’était apparue. Il s’agissait d’une pièce fort habitée, abondante en formes indécises et qu’un grand meuble de travail, dont trônaient les rondeurs massives et brillantées, me fit assigner au maître des lieux. »

Publié le 14 janvier 2003 à 14 h 21 | Mis à jour le 14 janvier 2003 à 14 h 21