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NUIT BLANCHE

La frontière travaille toujours l’imaginaire continental. Ce lieu mobile de la confrontation avec l’immensité, le danger, l’aventure, le recommencement, a toujours été vu comme l’expérience fondamentale des Amériques, là où la rencontre avec l’autre avait lieu. Le western incarne avec force ce recours à la frontière, et autant dans les films, les bandes dessinées que les romans, ce type de récit repose sur des récurrences : violence, confrontation, quête, déplacements incessants, présence d’Amérindiens, univers manichéen, nature hostile et sauvage. Patrick deWitt, dans Les frères Sisters, dont Alto propose la traduction après que le roman ait reçu plusieurs prix au Canada, plonge délibérément dans cette mythologie. Il le fait en donnant la parole à Eli Sisters, un tueur à gages en crise existentielle qui parcourt l’Ouest avec son frère irascible, violent, autoritaire. Ils ont une importante mission à remplir : trouver et tuer Hermann . . .

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