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Laurent Cabrol

L’ENFANT DE LA MONTAGNE NOIRE

L'Archipel, Paris, 2000
256 pages
24,95 $

L’action se situe dans les montagnes Noires, là ou la terre est riche mais où il faut trimer dur pour la faire produire. François Bonnet est né dans cette région du sud de la France et c’est là qu’il veut rester. Bonheur simple avec une belle femme et des enfants qui travailleront aussi du matin au soir pour assurer leur subsistance, sur une terre louée à un riche propriétaire terrien.

Gens de peu de mots, l’homme et la femme ont très peu évoqué leurs ambitions respectives. À l’évidence François est heureux à travailler la terre. Ce n’est pas le cas de Mathilde qui ambitionnait de monter à la ville pour connaître une existence plus facile et profiter davantage de la vie. Elle a déchanté le soir de sa nuit de noces : elle a compris que la vague promesse d’aller en ville que lui avait faite François avant le mariage n’allait pas se concrétiser. Très vite enceinte, elle essaie de se débarrasser de ce fardeau qui risque de retarder ce qu’elle espère toujours : leur départ pour la ville. Elle accouche quand même d’une fille qui fait le bonheur de François.

Refusant de se résigner à son existence campagnarde, Mathilde pense à un stratagème mais celui-ci échoue aussi en laissant des traces indélébiles auprès du père de sa fille. Agnès, qui a maintenant cinq ans, disparaît par une belle journée d’été. On finit par la retrouver morte, pieds et poing liés. François, fou de douleur, veut punir celui qu’il croit être l’auteur du crime. Leur vie et celle des gens du village est bouleversée. La recherche du meurtrier va se conclure par l’emprisonnement de Mathilde.

Le dénouement, étonnant, débouche sur un éloge de l’agriculture et la condamnation de la disparition du monde rural en France.

Publié le 14 janvier 2003 à 14 h 21 | Mis à jour le 30 novembre 2014 à 14 h 18