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Gabriel Osson

LE JOUR SE LÈVERA

David, Ottawa, 2020
206 pages
23,95 $

Ce roman raconte, rappelle, fait sortir de l’oubli le courage extraordinaire de treize jeunes valeureux Haïtiens ayant décidé d’affronter frontalement le régime dégradant de Duvalier (surnommé Papa Doc, 1957-1971).

Cette histoire se passe au début des années 1960. Le roman retrace le parcours de Henri, jeune Haïtien privilégié, car pouvant, grâce à ses parents, se permettre des études à Barcelone, puis à Washington. Aux États-Unis, il s’éveille politiquement, grâce à la fréquentation d’autres intellectuels de son pays, et tous s’indignent de l’horreur que constitue le régime duvaliériste : « […] la seule chose qui prospérait en Haïti était l’indigence ».

Ils décident alors de former une organisation secrète, Jeune Haïti, pour prendre les armes et renverser le président bouffon et ses immoraux acolytes.

Après un entraînement militaire sommaire de quelques semaines, ils arrivent au pays en 1964, mais les choses tournent mal, bien vite. Nos jeunes héros veulent sortir le peuple de sa prison de pauvreté et casser le cercle vicieux de la misère, toutefois ils se heurtent à la peur du peuple face au régime, qui ne lésine pas sur la violence aveugle pour assécher toute soif de liberté.

Après trois mois de clandestinité et de lutte armée contre des Tontons Macoutes sans pitié, seuls Henri et un ami, Jacques, restent vivants, mais sont capturés. Après une caricature de procès, ils subissent l’exécution publique, tout en restant dignes, jusqu’à la fin, défiant jusqu’à leur dernier souffle ce pouvoir abject et corrompu.

Publié le 29 avril 2020 à 15 h 10 | Mis à jour le 29 avril 2020 à 15 h 10