Julien Suaudeau

LE FRANÇAIS

Robert Laffont, Paris, 2015
210 pages
29,95 $

C’est un roman puissant, en circuit fermé, sombre mais touchant, que nous offre Julien Suaudeau. L’auteur, qui en est à son deuxième ouvrage, s’intéresse ici à la détresse de jeunes vivant de petits boulots dans une France froide et ténébreuse.

L’histoire débute à Évreux, dans une Normandie où le soleil trouve rarement refuge. Et elle finit en Syrie, dans le chaos infernal des combats djihadistes, où le nihilisme le dispute à la déraison.

Le narrateur et protagoniste du roman se laisse glisser dans une fluidité de plus en plus morbide d’événements qui semblent échapper à sa volonté. À Évreux, il est un petit salarié sans perspectives, lié à des camarades fils d’immigrants, et subit la violence de son beau-père : un déchaînement d’énergie qui tranche singulièrement avec son apparente passivité, qui est aussi un trait de sa mère, à laquelle il est grandement attaché malgré tout.

Son seul rayon de bonheur est la présence furtive de St . . .

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Publié le 9 avril 2016 à 8 h 10 | Mis à jour le 9 avril 2016 à 18 h 28