Sous la direction de Charles Dantzig

LE COURAGE

Grasset, Paris, 2015
442 pages
44,95 $

Les éditions Grasset ont lancé une nouvelle collection intitulée « Le courage ». Dirigée par Charles Dantzig, elle propose quatre publications par an dont une revue qui porte le même nom et qui, bien entendu, a une couverture rouge. Mais contrairement aux « Cahiers rouges », qui présentent des textes d’auteurs prestigieux associés à la maison d’édition, la première revue de cette collection qui changera de thème chaque année accueille des jeunes qui seront la littérature de demain. Ce thème-ci est la littérature de 2015.

Un texte en introduction explique le choix du mot courage comme titre de cette collection. On peut y lire que c’est ce que requiert la littérature quand le talent est déjà là. C’est en effet ce qu’il faut aux jeunes auteurs qui doivent affronter les nombreux écueils que le monde de l’édition et celui de la critique leur mettent sur le chemin. Ces jeunes que présente cette première parution viennent de différentes régions du monde, des États-Unis à la Chine, de l’Italie à Haïti – eh bien oui, à Haïti, dont on dit que la littérature est le meilleur ambassadeur, d’autant plus qu’elle se développe exponentiellement dans un pays au taux d’analphabétisme relativement élevé. Signalons que les textes sont publiés dans la langue maternelle des auteurs (avec traductions) et sans que cela soit un fait exprès – on peut le supposer – est prise en considération la traduction en tant que genre et, par extension, l’interprétation.

Les textes sont rassemblés en quatre grands groupes : « Rhétorique », « Le monde », « Nos héros », « Vingt-cinq ans en 2015 ». C’est dire que les genres sont variés et les sujets divers. Au besoin, ils sont accompagnés d’illustrations en noir et blanc. À titre d’exemple, mentionnons que ce premier numéro a eu le courage de donner une juste place à un type de publication dont le contenu écrit est le moins lu et donc le moins étudié : le catalogue d’exposition par lequel les artistes et les commissaires/historiens ne cessent de convoquer la littérature en tant que discipline pour faire apprécier leur talent de créateurs et de metteurs en espace.

Publié le 10 avril 2016 à 9 h 38 | Mis à jour le 7 avril 2016 à 12 h 38