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NUIT BLANCHE

Le premier livre de Guillaume Corbeil forme un jeu sur le faux et le vrai. Un exercice de style. Le narrateur et ses personnages y sont à la recherche du vide, de l'absence, de la fugue, tous des lieux où ils pourraient devenir eux-mêmes tout entiers, simplement puisqu'ils n'y sont pas du tout. L'écriture elle-même devient une fuite pour l'auteur, comme il l'annonce dans le prologue : « Les fictions que j'ai créées ne sont rien d'autre, finalement, que quelques lieux qui m'ont servi d'asile le temps de les écrire. C'est un suicide sans mourir. Une fugue ».

De la fugue musicale, l'auteur utilise à merveille la répétition. Il reprend les mêmes motifs, mélodies, refrains, en les modifiant d'une fois à l'autre, en les recoupant, en les colorant d'une nouvelle manière. Dans « Elles détestaient Madrid » par exemple, le refrain des suicidaires revient souvent, passant de la bouche d . . .

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