Accueil > Commentaires de lecture > Essai > LA DÉNATIONALISATION TRANQUILLE

Numéro 110

Mathieu Bock-Côté

LA DÉNATIONALISATION TRANQUILLE

Boréal, Montréal, 2007
213 pages
22,95 $

Voilà un livre dont il faut louer la vigueur, les assises et le courage. Large documentation à l'appui, Mathieu Bock-Côté s'attaque, en effet, à la fois à une tendance dominante chez les historiens d'aujourd'hui et à quelques-uns des fringants ténors de leur école. Il le fait sans jouer le frondeur, mais sans se priver de contredire quiconque semble préférer une quelconque théorie universitaire - déconstructiviste ou néo-marxiste - à la mémoire telle que le peuple québécois la porte en lui.

Même si l'écriture privilégie trop souvent les phrases à pentures, on comprend vite à qui et à quoi s'oppose Bock-Côté.

Le propos tient en peu de mots : un révisionnisme historique sévit qui discrédite sciemment le nationalisme québécois et qui, propageant les mirages du multiculturalisme, culpabilise ceux qui tiennent à renforcer le lien du Québec avec ses enracinements traditionnels. Aux yeux de Bock-Côté, ceux-là se trompent quand ils coupent une . . .

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ?

Publié le 20 mars 2008 à 18 h 14 | Mis à jour le 12 juin 2015 à 14 h 09