Le Collectif d’étude sur les pratiques solidaires (CEPS) est « un regroupement multidisciplinaire d’une douzaine de chercheurs et de chercheuses, d’étudiantEs, d’intervenantEs sociaux qui, depuis 2003, est engagé dans un programme de recherche sur les ‘pratiques solidaires’ ».
S’interrogeant sur la réelle portée de la « consommation responsable », le CEPS a organisé, le 29 septembre 2006, un séminaire public intitulé « La consommation responsable est-elle au service du néolibéralisme ? » Le livre publié aux éditions Écosociété est en quelque sorte un compte rendu de ce séminaire.
L’ouvrage débute par une référence au livre bien connu de Laure Waridel, Acheter, c’est voter, dont on se demande si le titre est en passe de devenir un slogan récupéré par la publicité. Plus loin, s’ajoutent trois allocutions prononcées en ouverture du séminaire. On propose également une « réflexion post-séminaire » et une « conclusion en forme de petit manifeste ».
La consommation responsable présente aussi quelques commentaires d’internautes reçus avant la tenue du séminaire, ainsi que certaines des interventions qui ont eu lieu au cours du débat. On a pris soin, dans ces parties du livre, de sélectionner des opinions diversifiées. Quelques-uns soulignent que le commerce équitable et la consommation responsable sont un pas dans la bonne direction, même s’ils sont récupérés en partie par la publicité et par de grandes entreprises. Certaines dérives sont évoquées, comme par exemple l’annonce de la fabrication de bombes et de munitions « vertes » par une grosse compagnie. D’autres intervenants estiment que tout est, en définitive, récupéré par le système capitaliste.
L’ensemble de l’ouvrage propose une intéressante réflexion sur les progrès de la consommation responsable et ses limites. On comprend qu’il ne s’agit pas d’une panacée mais qu’elle a tout de même apporté des changements significatifs sur le plan des comportements en provoquant une prise de conscience.