Harlan Coben

JUSTE UN REGARD

Trad. de l'américain par Roxane Azimi
Belfond, Paris, 2005
394 pages
24,95 $

Connaît-on vraiment ses proches ? Si l’homme que vous avez épousé il y a dix ans n’était pas celui que vous croyiez ? Pour Grace Lawson, il a suffi de tomber sur une photo vieille de vingt ans pour comprendre que son existence est une terrible imposture. « Il y a des accrocs soudains. Des déchirures dans la vie, de profonds coups de couteau qui vous lacèrent la chair. Votre vie suit son cours, et subitement tout éclate. Se disloque comme après une éventration. Et puis il y a des moments où l’écheveau de votre vie se dévide, tout simplement. On tire sur un fil qui dépasse, une couture craque. Au début, le changement est lent, quasi imperceptible. Pour Grace Lawson, le dévidage a commencé chez Photomat. » La photo sur laquelle elle vient de tomber représente cinq adolescents dont l’un est Jack, Grace en est sûre

Dès le lendemain de cette découverte, Jack s’évapore dans la nature avec la photo. Commence alors pour Grace une longue quête de la vérité, et elle ne sait pas encore qu’elle n’est pas la seule sur les traces de son mari disparu. Entre traques, disparitions, vengeances et assassinats, que pimentent de nombreux rebondissements, le suspens croît au fil des pages, maintenant le lecteur dans une frénésie de lecture. Nuit blanche assurée !

Avec ce quatrième roman publié chez Belfond – l’auteur en écrit un par année -, Harlan Coben s’impose comme un grand maître du polar, le suspens ubiquiste reposant ici sur une intrigue très bien ficelée. Ou l’art de faire basculer le quotidien le plus ordinaire dans une situation pour le moins exceptionnelle.

Publié le 7 juin 2006 à 17 h 59 | Mis à jour le 3 décembre 2014 à 17 h 16