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NUIT BLANCHE

Émouvante comme peuvent l’être certains jeunes hommes, d’une candeur touchante dont on n’a pas idée, voici une toute petite perle de notre patrimoine littéraire.Le poète Gatien Lapointe (1931-1983) a tout juste dix-huit ans quand il entreprend ce journal, le plus ancien des documents conservés dans le fonds éponyme à la BAnQ de Trois-Rivières. On ne s’étonne pas des quelques émois et tourments qui font très « années cinquante » et nous rappellent les journaux intimes de Saint-Denys Garneau ou de Fernand Ouellette, par cette proximité avec le religieux ou le spirituel, même quand le jeune Lapointe s’en plaint : « Les curés n’ont jamais su comprendre les problèmes du jeune homme ». Ce rapport trouble et douloureux au corps, à son propre corps, on le comprend aussi : « Je suis étranger à moi-même. Mon corps est distant, je dois être terriblement faux ! », écrit Lapointe. On a l’impression de lire ici l’auteur de

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