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Mode lecture zen

NUIT BLANCHE

Pénétrer dans le cinquième roman de l'écrivain canadien d'origine srilankaise Michael Ondaatje nécessite un certain degré d'abandon. D'abandon, à contre-courant de la très naturelle propension du lecteur à chercher un fil continu, une trame réconfortante pour le guider, tel un aveugle en pays étranger, à travers une histoire aussi dense et polyphonique que celle de Divisadero.

Lecteurs qui entrez dans ce livre à trois voix, quatre même, oubliez le fil. Déposez vos armes. Laissez-vous perdre ; abordez plutôt le texte sans trop rationaliser, pour l'embrasser dans toute sa force poétique, dans toute son évocation quasi cinématographique. Car Divisadero se présente en fragments d'humanité, se lit en larges échardes de vies, morceaux épars d'histoires, de lieux, d'amours, de violence.

Divisadero, apprenons-nous bien vite, est le nom d'une grande artère de San Francisco, une rue qui délimite deux sections distinctes de la ville . . .

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