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NUIT BLANCHE

Arrivé à la mi-soixantaine, Paul Auster porte un regard sur le chemin parcouru jusqu’à ce jour pour en dresser un bilan des souvenirs qui, au fil des ans, s’accumulent pour former ce qu’il est convenu d’appeler l’expérience d’une vie, le bagage que l’on traîne avec soi sans toujours savoir à quoi il sert, sinon de servir de balise, de repère. Le passage du temps, les traces laissées sur le corps, visibles, et les autres, la multitude des autres marques invisibles incrustées dans la mémoire, sont ici le matériau premier de l’écrivain. Les lieux habités, les amis d’hier et d’aujourd’hui, les jeux d’enfant, les femmes aimées, le premier mariage et les soubresauts de la vie de couple, l’énigmatique relation avec le père (moins riche toutefois que dans L’invention de la solitude), celle idéalisée avec la mère, et celle encensée avec la . . .

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