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Virginie Chaloux-Gendron

CERISES DE TERRE

Le Noroît, Montréal, 2019
126 pages
21 $

Dans ce premier livre, la nouvelle venue en poésie ouvre la porte d’une prison intérieure où la vie semble se jouer à l’envers d’elle-même.

« [E]t j’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir fait de ma détention la plus belle chose qui soit. » Les premières pages, une adresse possiblement à l’enfant, mais peut-être à un amoureux, annoncent la couleur. La mort a le visage d’une amie intime pour la narratrice, qui la connaît et semble vivre avec elle au-dessus de sa tête ou la porter sur son dos, comme une robe. Sa conscience de la finitude des choses, à commencer par celle de sa propre existence, est si aiguisée, c’en est d’une beauté triste, comme si l’on ne pouvait s’en défaire, dans un rapport d’amour-haine. Le suicide, l’idée de, sa simple possibilité est si réelle qu’à la lecture, j’en suis prise de . . .

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Publié le 20 décembre 2019 à 1 h 10 | Mis à jour le 14 avril 2020 à 12 h 52