Numéro 86

Lynda La Plante

BELLA MAFIA

Du Masque, Paris, 2001
642 pages
29,95 $

La veille du mariage de sa petite-fille Rosa, don Roberto Luciano, il Papa, invite ses deux fils et son neveu, le futur marié, dans un de ses restaurants pour leur faire part de son intention de témoigner au procès de celui qu’il présume être l’assassin de son fils aîné mort dans des circonstances troublantes il y a vingt ans. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises, mais en vain : les convives ne termineront le repas. Sont assassinés également deux jeunes enfants, les petits-fils, à l’insu des femmes qui s’affairent aux préparatifs de la noce.

Qui donc avait intérêt à éliminer tous les mâles de la famille Luciano ? Atterrées, les veuves finissent cependant par se ressaisir, histoire de ne pas, en plus, se retrouver complètement ruinées. Car la fortune de la famille Luciano s’étiole rapidement et dans l’entourage on entend bien profiter de la situation pour escroquer les femmes Luciano. C’est sans compter avec Graziella, la mamma, qui compte bien, avec le concours de ses brus, découvrir qui a orchestré la tuerie de ses hommes.

Arnaques, meurtres en séries, un psychopathe qui n’en finit plus de faire joujou avec la vie des gens, dont certains ne sont pas très honnêtes, faut-il le préciser !, un jeune homme un peu bizarre mais charmant, qui connaît bien le milieu que les veuves se mettront à fréquenter pour arriver à leurs fins et leur sert de chevalier servant.

Bien qu’elle nous donne nombre d’indices pour que l’on découvre ce qui se trame, Lynda La Plante attise tout de même suffisamment la curiosité pour tenir le lecteur en haleine. Des personnages colorés, une intrigue habilement conduite, bref Bella Mafia est un roman bien ficelé et divertissant.

Publié le 14 janvier 2003 à 14 h 21 | Mis à jour le 14 janvier 2003 à 14 h 21