Accueil > Commentaires de lecture > Fiction > BEAUX SEINS, BELLES FESSES

Mo Yan

BEAUX SEINS, BELLES FESSES

LES ENFANTS DE LA FAMILLE SHANGGUAN

Trad. du chinois par Noël et Liliane Dutrait
Seuil, Paris, 2004
826 pages
49,95 $

Réglons d'abord la question du titre. Beaux seins, belles fesses n'est ni un roman érotique ni même un roman leste. Il est bien plus que cela. À la fois tragédie, épopée, roman naturaliste, farce et mélodrame, ce gros roman de plus de huit cents pages est un formidable récit, mené avec verve et soutenu par une prodigieuse capacité d'invention.

Nous sommes dans un petit village de la Chine des années 1930, aussi bien dire dans la Chine éternelle. Après avoir donné naissance à huit filles, une paysanne met au monde son neuvième enfant, un garçon, le narrateur du roman. Témoin des amours tumultueuses de ses innombrables sœurs, celui-ci nous raconte comment les rêves et les passions de ces dernières vont plonger la famille Shangguan dans une cascade d'événements le plus souvent tragiques.

À travers le destin exemplaire de cette famille, Mo Yan rappelle les soubresauts qui ont secoué la . . .

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ? Connectez-vous.

Publié le 6 octobre 2004 à 14 h 20 | Mis à jour le 27 juin 2015 à 23 h 00