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Kevin Lambert

TU AIMERAS CE QUE TU AS TUÉ

Héliotrope, Montréal, 2017
209 pages
21,95 $

On est souvent agacé, lorsque son patelin est dénigré, par le fait que le mépris provienne d’un « étranger » de la métropole, d’un touriste mondain.

Ce n’est pas seulement un esprit de clan atavique qui engendre cette crispation, c’est aussi une question de crédibilité, voire de légitimité. On reconnaîtra mieux, en revanche, celui qui parle en toute connaissance de cause, comme c’est le cas dans le premier roman de Kevin Lambert, un jeune auteur qui est né et a grandi à Chicoutimi. Ce récit incantatoire ne se limite pas à malmener cette ville du Saguenay, il voudrait, avec une grande férocité, en faire table rase.

Mais qu’est-ce qui appelle cette destruction ? Le jeune Faldistoire, le narrateur, fait entre autres allusion au racisme, un aspect qu’il illustre toutefois vaguement. On trouve aussi une société homophobe et hypocrite, alors que, dans l’ambiance glauque d’un bar de danseuses, les hommes virils refoulent leurs penchants homosexuels, éloignant « les . . .

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Publié le 8 avril 2018 à 15 h 03 | Mis à jour le 9 novembre 2018 à 21 h 25