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Numéro 102

Luc Baranger

À L’EST D’EDDY

La Veuve noire, Longueuil, 2005
215 pages
16,95 $

Confesser l'histoire et la contraindre aux aveux, voilà qui nourrit l'ambition de bien des enquêteurs, qu'ils soient journalistes ou romanciers. Assez peu parviennent à leurs fins, car les prédécesseurs ne furent pas toujours des incompétents ou des faussaires. Si Baranger réussit là où tant ne parviennent pas à ébranler les certitudes historiques, c'est qu'il a le génie de s'attaquer à des récits inoxydables ou à des légendes auxquelles le bon peuple s'est attaché d'irrévocable façon. Plus le récit est bétonné, plus il le ridiculise. On le lit en souriant, avec, pourtant, un doute inavouable et croissant : « Et s'il avait raison... »

Si Hemingway avait eu besoin d'un doigt ami sur la gachette, son suicide ne serait que mythe. Si Billy the Kid avait survécu aux balles des justiciers et autres chasseurs de primes lancés à ses trousses, ne pourrait-il pas meubler tardivement les rêves de jeunes admiratrices ? Si Presley avait . . .

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Publié le 27 février 2006 à 13 h 02 | Mis à jour le 24 mars 2015 à 13 h 57