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Chantale Tremblay

Chantale Tremblay

« Anna Karénine » ou ma guerre froide

Je connais le premier des dix commandements du lecteur édictés par Daniel Pennac. Le droit de ne pas lire me paraît aller de soi, comme celui de ne pas apprécier Picasso ou de ne pas acheter de topinambours. Après tout, on peut bien utiliser son temps à sa guise.

Cependant, je ne me pardonne pas de n’avoir pas lu le grand roman de Léon Tolstoï. Depuis presque vingt ans, ma bibliothèque abrite les tomes un et deux d’une édition de poche de ce chef-d’œuvre largement encensé et je n’ai jamais vraiment ouvert ses pages désormais jaunies. Je dois l’admettre : Anna Karénine me hante, il m’obsède. Du plus profond du XIXe siècle, il me nargue même. Et le phénomène s’amplifie, évidemment, avec les années.

Ce n’est pourtant pas que la Russie me rebute. Je viens de terminer Limonov

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Publié le 24 mars 2014 à 12 h 33 | Mis à jour le 29 mars 2015 à 17 h 03