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Max Férandon

Le voyeur de romans (Au château d'Argol de Julien Gracq)

C'est un livre, un livre ou un château. En haut d'une étagère, au bord de la mer, c'est Au château d'Argol de Julien Gracq. Pour s'y rendre, il faut quitter sa propre route, atteindre ce mur d'arbres où, dans ce roman écrit en 1938, la forêt est, paraît-il, un élément insonorisant.

Mais tout ne se veut-il pas insonorisant chez cet écrivain ? J'ai toujours craint d'entrer dans l'intimité de Gracq, dans le velours épais de ses pensées. Peur du silence qui règne entre ce mur de mer et ce mur d'arbres, peur que cette écriture d'un autre siècle finisse par m'insonoriser aussi, je déteste être insonorisé. Tiens, j'ai déjà traversé la forêt sans m'en rendre compte, j'aperçois le château.

Dans la cour d'un château, le vrai gardien c'est toujours le passé. Les tourelles . . .

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Publié le 4 octobre 2009 à 12 h 23 | Mis à jour le 11 avril 2015 à 17 h 15