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Andrée Ferretti

À raison et à tort (Mon encrier de Jules Fournier)

Je ne l'ai jamais acheté, il ne m'a jamais été offert. Il ne dort donc pas sur un rayon de ma bibliothèque sans avoir été lu, comme nul autre des livres qui l'honorent de leur présence, puisque je ne saurais aussi irrespectueusement y abandonner aucun. Aucun en effet ne tombe entre mes mains par hasard, chacun ayant été désiré, objet de mes goûts littéraires aussi bien que de mon besoin de connaissance. Innombrables, mes livres jamais lus emplissent plutôt les bibliothèques publiques et les librairies. Parmi eux, un ouvrage qui m'a sporadiquement tentée, au cours des soixante dernières années.

J'avais en effet quatorze ans, quand je l'ai vu pour la première fois, après en avoir entendu parler deux ans auparavant, en septième année du cours primaire, par la religieuse hors du commun qui m'enseignait. Adepte du « bon parler français » et apologiste de la littérature française, elle . . .

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Publié le 27 juin 2009 à 16 h 21 | Mis à jour le 9 avril 2015 à 15 h 55